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Gesaffelstein - Gamma

  • Photo du rédacteur: Shibuya
    Shibuya
  • 16 avr. 2024
  • 2 min de lecture

Pochette en noir et gris de l'album Gamma de Gesaffelstein

Assez fortement critiqué en 2019 lors de la sortie de l’album « Hyperion », le DJ-producteur lyonnais revient sans prévenir avec « Gamma ». Si la musique de Mike Lévy a toujours conservé cette noirceur malgré le petit écart pop mainstream évoqué ci-avant, elle retrouve ici cet aspect poisseux qui nous avait séduits à la sortie d’« Aleph » en 2013. Accompagné sur la plupart des morceaux par la voix caverneuse de Yan Wagner, l’album est la bonne surprise de ce début de printemps.

« Digital Slaves » donne le ton de l’album. La voix de Wagner résonne dans les basses mais se pare de chœurs auxquels on ne s’attendait pas chez Gesaffelstein. Le morceau est très pop malgré ses paroles hédonistes voire lubriques et ses synthés lourds. On s’imagine bien à Berlin, dans de célèbres clubs décadents !

« Hard Dreams » toujours avec la participation de Yan Wagner est une totale réussite. Mélodie et rythme imparables, petit côté cold wave et paroles sexy (« I’m your slave and you’re my queen »). Le voyage dans les clubs techno continue et on devient accro à ces synthés saturés et ses rythmes secs et appuyés. On a toujours adoré cette adéquation des sons sales avec des paroles salaces ou inquiétantes.

« You Share The Night » débute sur une fausse intro puis entame une mélodie pop new wave assez dansante. Petit retour dans les années 80 avec ce morceau efficace. Le clip qui met en valeur les corps a quelque chose de dérangeant qui va plutôt bien avec la musique.

Suit « Hysteria » qui nous ramène à l’époque « Aleph ». Plus techno, la rythmique et les guitares saturées évoquent expressément le morceau « Nag Nag Nag » de Cabaret Voltaire. Comme sa référence, le morceau est vite addictif.

Yan Wagner revient sur « Urge » avec un chant plus maniéré. Morceau technoïde aux paroles sombres et excitantes, on y repère un motif qui fait penser au « Trans Europe Express » de Kraftwerk. Puis vient une surprise en fin de morceau quand la chanson prend des allures de slow des années 50.

« Mania » tape encore plus fort avec un BPM élevé et des sonorités très froides et saturées.

« Lost Love » (dont le titre, par association d’idées nous a renvoyé au « No Love Lost » de Joy Division) est une chanson d’amour avec un côté très rétro. Le rythme s’est ralenti, Yan Wagner y prend sa plus belle voix de baryton et les synthés se font plus doux. Une petite première dans la discographie de Gesaffelstein qu’on ne connaissait pas si romantique malgré son surnom de Prince des Ténèbres.

Retour à la noirceur sur « The Perfect » dont certains éléments de l’intro nous rappellent le « Bonnie and Clyde » de Gainsbourg. Les synthés sifflants et aigus font leur retour sur le refrain.

L’album se clôture par trois instrumentaux du meilleur effet, sombres et inquiétants avec un petit côté rock dansant pour « Tyranny ». « Emet », le morceau final se démarque par une mélodie teintée d’une certaine mélancolie cachée sous une nappe de synthés.

 

Avec ces onze morceaux courts mais efficaces Gesaffelstein a réveillé la passion suscitée par son premier album et ses atmosphères ténébreuses. On aime beaucoup.




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