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New Dad - Madra

  • Photo du rédacteur: Shibuya
    Shibuya
  • 13 févr. 2024
  • 2 min de lecture

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Le rock irlandais est de nouveau à l'honneur en ce début d'année avec le premier album d'un groupe de Galway, dénommé New Dad.

L'album s'ouvre sur le morceau "Angel" et sa guitare qui résonne comme The Cure. La voix est douce, la mélodie est là et les paroles sont sombres. Le ton de l'album est ainsi donné. Le refrain est puissant, les guitares s’entremêlent sans jamais que la mélodie n'en devienne inaudible. Le single "Strickly Sweet" enchaîne sur la même formule: refrain imparable, thème du trouble de l'attachement, relation malsaine toujours chantée paisiblement. "Where i Go" et "Change My Mind" font le job dans la même veine avec des guitares brumeuses qui reflètent l'état d'esprit perdu de la chanteuse ("i'm disconnected, i'm not alright"). Puis vient le single "In My Head", plus rapide. Le morceau se démarque un peu du reste de l'album par sa rythmique plus pop. Le contenu des paroles est quant à lui toujours sur la même ligne: relations déséquilibrées, incompréhension, incapacité à partager les choses ("We don't have the same dreams").

On revient à quelque chose de plus lent avec "Nosebleed" dont on se demande si le morceau évoque des abus physiques. De la même façon le titre suivant, "Let Go", plus tendu et sombre, laisse planer l'ombre de pensées suicidaires. Sur "Nightmares", la musique et les arrangements ne reflètent pas vraiment la dureté des paroles. On aurait pu s'attendre à un vrai cauchemar sonore comme The Cure ont su le faire sur leur trilogie glacée.

Sur la deuxième partie de l'album c'est le morceau "White Ribbons" qui se démarque. La ballade qui commence à la guitare sèche développe un très joli thème musical sur le refrain, tout en délicatesse. Les guitares se sont douces comme une berceuse, enveloppées par des nappes de synthé.

C'est le titre de l'album, "Madra" (chien en irlandais) qui fait office de conclusion. Pour une chanson titre, elle est un peu décevante. Le refrain est moins mélodique que sur les chansons précédentes, plus rugueux.

Globalement, ce premier album est très agréable à écouter par la qualité des mélodies des chansons même si on peut regretter une certaine uniformité. Sur la longueur on peut avoir le sentiment d'écouter le même morceau pendant 45 minutes.

Les sujets des morceaux semblent très personnels à la chanteuse (qui déclarait d'ailleurs avoir très peur de partager ses textes avec les autres membres du groupe avant les séances d'enregistrement en studio). Ils sont souvent sombres et dans l'air du temps: dépression, manque de confiance en soi, relations abusives.

Un très bon premier album de dreampop toutefois, qu'on a plaisir à écouter.


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